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WEF 2014 Le taux de change reste au cœur de la stratégie de la BNS

Le maintien du taux plancher du franc face à l'euro reste le point fort de la politique monétaire de la Banque nationale suisse (BNS), a plaidé son président Thomas Jordan dans un débat à Davos.

Thomas Jordan, le président de la BNS, lors du débat ce vendredi matin 24 janvier au World Economic Forum à Davos.

Thomas Jordan, le président de la BNS, lors du débat ce vendredi matin 24 janvier au World Economic Forum à Davos. Image: Keystone

La zone euro inquiète toujours les banques

La situation économique dans la zone euro continue de préoccuper les principaux responsables des banques centrales réunis à Davos. Lors d'une conférence sur l'avenir des politiques monétaires, le président de la Banque Nationale Suisse (BNS) Thomas Jordan a expliqué que l'Europe représentait le principal risque cette année.

Il craint qu'en cas de nouvelle chute de la confiance, les investisseurs ne se ruent sur le franc suisse perçu comme une valeur refuge.

Tant George Osborne, le chancelier de l'Echiquier britannique, que Haruhiko Kuroda, gouverneur de la Banque du Japon, ont également fait part de leurs craintes quant à la zone euro. (Pascal Schmuck)

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Dans le cadre d'un débat au Forum économique mondial (WEF) de Davos, le président de la Banque Nationale Suisse Thomas Jordan a défendu la mesure, introduite en septembre 2011, de maintien du taux plancher du franc face à l'euro.

«Il revient à chaque pays de choisir son concept. Nous avons opté pour un concept simple, au cœur duquel figure le taux de change», a souligné Thomas Jordan vendredi matin dans la station grisonne.

Evoquant les chiffres rouges de l'année dernière, qui ont obligé la BNS à renoncer à verser des dividendes aux cantons, son président avertit: «Ce n'est ni notre but ni notre mandat de générer des profits pour le gouvernement.» La banque centrale a pour missions principales de maintenir la stabilité des prix et de soutenir l'économie.

Le Britannique George Osborne défend une autre stratégie

Egalement présent lors du débat, le ministre britannique des finances George Osborne a indiqué que même si elles divergent de celle choisie par la Suisse, les politiques monétaires américaine, britannique et japonaise ont fait leurs preuves. Dans ces trois pays, les banques centrales injectent de l'argent sur le marché grâce à des acquisitions massives de titres d'emprunts.

«La reprise s'accélère et le chômage baisse», a précisé le grand argentier, tout en admettant qu'il y a encore du pain sur la planche. George Osborne a par ailleurs loué la cure d'austérité instaurée par les autorités de son pays.

Nouvelle mesure contre la surchauffe immobilière

Thomas Jordan est également revenu sur la décision la veille du Conseil fédéral d'exiger une augmentation des fonds propres comme couverture de leurs créances hypothécaires. Cette mesure, proposée par la BNS, permettra de renforcer les banques et de refroidir le marché en rendant les hypothèques plus chères, a-t-il souligné.

En février, la BNS avait demandé au Conseil fédéral d’activer le volant anticyclique de fonds propres pour les prêts hypothécaires, proposant un niveau de 1% que les banques devaient appliquer dès le 30 septembre 2013.

Les établissements bancaires avaient aussi dû s'engager précédemment à limiter à 10% l'utilisation du second pilier dans les fonds propres des clients pour l'acquisition d'un bien immobilier.

Une mesure 2 milliards

Thomas Jordan a calculé le montant que les banques auront à consentir pour doubler la couverture en fonds propres de leurs créances hypothécaires: «Nous pensons qu'il faudra deux milliards de franc en capital supplémentaire», a-t-il déclaré dans une interview parue dans le Tages Anzeiger.

Si certaines banques ont déjà les fonds propres disponibles, d'autres «devront augmenter leur capital d'ici le milieu de l'année».

Le directeur de la Chambre vaudoise immobilière (CVI) et conseiller national (PLR/VD) Olivier Feller dit tout le mal qu'il pense de la décision du Conseil fédéral

Créé: 24.01.2014, 12h12

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