Mercredi 3 juin 2020 | Dernière mise à jour 11:57

Editorial Le temps d'incubation du Conseil fédéral est trop long

Le virus a toujours quinze jours d'avance sur les mesures prises par le Gouvernement. Celles de vendredi demeurent incomplètes si on ne ferme pas les établissements publics.

Guy Parmelin, Karin Keller-Sutter, Simonetta Sommaruga et Alain Berset ont annoncé vendredi à Berne des mesures certes drastiques, mais qui laissent encore des portes ouvertes au coronavirus.

Guy Parmelin, Karin Keller-Sutter, Simonetta Sommaruga et Alain Berset ont annoncé vendredi à Berne des mesures certes drastiques, mais qui laissent encore des portes ouvertes au coronavirus. Image: Alessandro della Valle/Keystone

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Les personnes qui vont être rattrapées par le coronavirus ces prochains jours ont été infectées il y a deux semaines. Le 2 mars dernier le Parlement commençait sa session et les cas étaient encore rares en Suisse, un seul au Tessin ce jour-là... L'interdiction des événements rassemblant 1000 personnes a été perçue alors par certains comme une contrainte exagérée pour l'économie et la vie sociale. On mesure aujourd'hui combien ce n'était pas suffisant. Ce week-end, on compte près de 300 cas au Tessin et autant dans le canton de Vaud. Et cette semaine, on pourrait bien doubler ces chiffres.

Le Conseil fédéral s'est arrêté en chemin

Le problème, et tout le monde l'aura compris, c'est que le virus se propage avec quinze jours d'avance, ce qui fait qu'on peut extrapoler le nombre de personnes touchées comme dix fois supérieur à celles testées positives. Vendredi, le Conseil fédéral a décidé de durcir les mesures avec la fermeture des écoles et l'abaissement à 100 de la limite des rassemblements et 50 dans les restaurants, mais il s'est arrêté en chemin... Le lendemain, le Tessin a emboîté le pas de l'Italie en annonçant la fermeture totale de ses établissements publics et commerces. La France a annoncé également la fermeture des restaurants et cafés. La Belgique l'avait déjà fait dans la semaine.

Chaque jour est un jour de trop

Chaque jour qui passe est un jour de trop laissé au virus. La probablité qu'il se propage dans les établissements publics encore cette semaine est bien réelle. Ce seront des cas qui apparaîtront au début avril dans les statistiques. Ainsi, le Conseil fédéral devrait rapidement corriger les mesures de vendredi dans ce sens à l'instar des pays qui nous entourent. Si on veut réellement stopper la progagation du virus, il faut aller jusqu'au bout de la stratégie. Et plus vite peut-être retrouverons-nous une vie normale...

Eric Felley

Créé: 15.03.2020, 10h02

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