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Neuchâtel Tomi Tomek: son nouveau livre adoubé par Brigitte Bardot

L'actrice française a signé la préface d'«Aux Noms des Chats», publié par la pasionaria à Noiraigue (NE). Un livre destiné aux donateurs, finalement devenu un ouvrage grand public.

Sa vie, son oeuvre

Tomi Tomek est née en 1952 à Quakenbrück (D). Diplômée en pédagogie sociale, pantomine de métier, elle participe à Berlin à la création de la première «Maison des femmes battues». Après un séjour aux Etats-Unis, où elle travaille dans un refuge, elle fonde avec sa compagne Élisabeth Djordjevic l'association «SOS Chats». Avec ses relais politiques, Tomi Tomek a mené plusieurs combats contre la commercialisation des peaux de chats et la protection à l'aide de drônes des faons mutilés par les faucheuses.

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Il y a Tito, comme le maréchal yougoslave, Miss Murphy, sortie d'une série policière, mais il y a surtout Schumi, en hommage au pilote allemand de F1 Michael Schumacher, qui bien avant son accident de ski avait offert deux casquettes dédicacées pour une vente aux enchères au profit de la fondation SOS Chats. Ces noms de chats forment l'ossature de l'ouvrage «Aux Noms des Chats», écrit et publié par Tomi Tomek, la pasionaria de Noiraigue (NE).

Michael Schumacher n'est pas le seul Michael célèbre à avoir soutenu Tomi Tomek, laquelle a soigné et sociabilisé 2 500 chats en 39 ans: l'acteur américain Michael Douglas est aussi passé par là, avant l'actrice vaudoise Lauriane Gilliéron.

Parmi les illustres ambassadeurs de SOS Chats, Brigitte Bardot exprime envers «T.T.» une amitié fidèle, matérialisée par une préface: «Un amour infini et une douce complicité unissent tous ces petits protégés à leur chère bienfaitrice», écrit l'actrice française.

Soeur de combat

Brigitte Bardot désigne Tomi Tomek comme sa «soeur de combat» pour la cause animale. Elle applaudit son «refuge-modèle» devenu une «référence» en dépit des «préjugés et parfois le mépris» opposés au refuge aménagé en 1981 dans la ferme Derrière Cheseaux.

«On nous prenait pour des sorcières», confirme Tomi Tomek. «Les gens n'avaient aucune considération pour les chats harets, menacés d'être tirés par le garde-chasse», précise-t-elle.

«Un paysan était capable de jeter un chat contre un mur et de le balancer sur le tas de fumier», rapporte T.T. Une époque révolue, à force de persuasion: «On ne nous attaque plus, on nous demande des conseils», sourit-elle.

Protéger les chats n'est pas affaire de substitution: «Je m'engage pour tous les faibles, femmes battues, handicapés ou toxicomanes», insiste Tomi Tomek, en précisant que ce virus social lui a été inoculé par ses parents.

Table rase

Le livre préfacé est un recueil d'histoires, de photos et de noms de chats. «Nos chats maltraités confiés à un comportementaliste ont été rebaptisés pour faire table rase de leur passé et effacer les mauvais souvenirs», glisse Tomi Tomek. Sa liste publiée est, comme elle le dit, une «source d'inspiration» pour ceux qui cherchent un nom.

Féministe combative, la pasionaria sort ses griffes contre celui qui regarde son livre comme un testament. Mais pourquoi un livre maintenant? Ce qui était destiné initialement aux donateurs est devenu un ouvrage grand public suite à l'insistance des bénévoles de l'association.

«Je cherchais des photos de ma compagne Élisabeth décédée en 2018 quand j'ai vu défiler énormément de portraits de chats. J'ai commencé à écrire leurs noms, 200, puis 1 000, j'étais moi-même impressionnée...», explique-t-elle. Au fil des mois, 2 500 noms ont été inscrits sur son bloc-notes, tous documentés.

Bras droit

En 2001, un pic de 328 chats a été recensé au refuge, un cheptel réduit aujourd'hui de moitié. S'il n'est pas question de retraite à Noiraigue, Tomi Tomek fait de la place à son bras droit Aurore Lecerf, et pas uniquement pour le graphisme de son livre: «Elle me succédera», murmure-t-elle.

«Je reste là et je vis avec mes chats», lâche Tomi Tomek. Quand elle est hospitalisée, sa seule crainte est de ne pas avoir de chat sur son lit. «Quand c'est trop calme autour de moi, ça me stresse. Il faut que ça saute, que ça gratte», confie-t-elle en expédiant les premières commandes de son livre.

Lematin/Vincent Donzé

Créé: 10.02.2020, 14h24

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