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WEF 2020 Trump veut un accord commercial avec la Suisse

Le président US veut raffermir ses relations commerciales avec la Suisse, après le rôle joué par Berne pour la désescalade avec Téhéran.

Vidéo: Keystone

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Donald Trump veut un accord commercial avec la Suisse. Il est venu avec ce message mardi à Davos (GR) pour Simonetta Sommaruga mais les discussions sont encore exploratoires. Il a aussi affirmé qu'il considérait que la Suisse avait aidé à la désescalade avec Téhéran.

«J'aimerais avoir un accord» sur le commerce, a relevé le président américain au début de la rencontre entre les deux dirigeants, accompagnés de plusieurs membres des deux gouvernements. «Voyons ce que nous pouvons faire», a-t-il dit, tout en relevant que, certes, les deux pays travaillaient sur d'autres dossiers.

Pour la Suisse, «la garantie de la sécurité juridique» est importante dans cette discussion, a affirmé la présidente de la Confédération devant la presse à la Maison Suisse au terme de la réunion en marge du Forum économique mondial (WEF). Une discussion «très ouverte» qui a duré plus longtemps que prévu.

Comme les discussions entre la secrétaire d'Etat Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch et le représentant au commerce américain Robert Lighthizer sont encore exploratoires, il est difficile de savoir quels seraient les contours d'un accord. «Ils ont beaucoup d'idées», selon la Suissesse. Tout est ouvert, notamment sur des thématiques comme le commerce électronique. Mais il faudra réconcilier certains points de vue, a admis de son côté la présidente.

Le président américain avait déjà donné des signaux positifs au prédécesseur de Mme Sommaruga, Ueli Maurer, en mai dernier, avait dit alors le Zurichois. Mais le président de l'Union suisse des paysans (USP) Markus Ritter avait douté ensuite de la conclusion rapide d'un accord en raison de la question agricole.

«Canal de paiement humanitaire» sur l'Iran

Un élément parmi d'autres mais le gouvernement américain sait qu'un libre marché total sur cette question n'est pas possible, selon la délégation suisse. Actuellement, la situation est plutôt plus favorable à la Suisse sur les marchandises mais inverse sur les services et la propriété intellectuelle.

Autre question, M. Trump «a expressément remercié la Suisse» pour son mandat de représentation des intérêts américains en Iran, a fait savoir la présidente de la Confédération. «Il a constaté que cela a aidé à la désescalade récente» entre Washington et Téhéran après l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani. «Nous avons confiance à 100% dans la Suisse», a aussi affirmé le président américain, selon Mme Sommaruga.

En raison de cette crise et du crash de l'avion ukrainien en Iran, le chef de la diplomatie de Téhéran Mohammad Javad Zarif a renoncé à venir à Davos. Mais la Suisse veut aller plus loin et elle est prête à contribuer à un apaisement à plus long terme, dit Mme Sommaruga. Dans l'immédiat, elle oeuvre à l'établissement d'un canal de paiement pour les produits humanitaires. Un scénario que le président américain a estimé conforme à la vision de la Suisse.

En revanche, les positions sont clairement divergentes sur le climat, même si des points communs peuvent être dégagés, selon Mme Sommaruga. Elle avait souhaité cette thématique au menu de la rencontre. Elle a déploré le retrait américain de l'Accord de Paris, une déclaration à laquelle M. Trump a rétorqué ne pas être opposé au climat mais à cet arrangement.

Divergences liées au climat

Dans les discours des deux présidents devant le WEF aussi, ces points de vue différents étaient clairs. Mme Sommaruga a appelé à oeuvrer face à «un monde en feu» et l'activiste suédoise Greta Thunberg a dénoncé l'inactivisme politique, alors que M. Trump a ciblé les «pessimistes».

Pour autant, le président américain était curieux pendant la rencontre des questions énergétiques en Suisse. Et il adore «l'énergie hydraulique», a expliqué la présidente de la Confédération.

Plus informel, Mme Sommaruga a expliqué la «diversité» de la Suisse reflétée dans la composition linguistique du Conseil fédéral. Et la présidence tournante qui revient à des «hommes et à des femmes». «Très bien», a alors renchéri le président américain. Outre Mme Sommaruga, côté suisse, les conseillers fédéraux Guy Parmelin, Ueli Maurer et Ignazio Cassis étaient notamment présents à la rencontre. (ats/nxp)

Créé: 21.01.2020, 21h58

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