Dimanche 19 mai 2019 | Dernière mise à jour 10:26

Bâle-Ville Il avait tué pour un téléphone portable

Un jeune Espagnol a été condamné à de la prison suite à une rixe mortelle à Bâle qui avait coûté la vie à un Portugais. L'auteur principal des faits doit attendre pour sa sentence.

Le Tribunal pénal de Bâle-Ville doit encore condamner l'auteur principal des faits, un Slovène de 29 ans.

Le Tribunal pénal de Bâle-Ville doit encore condamner l'auteur principal des faits, un Slovène de 29 ans. Image: Keystone

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Le Tribunal pénal de Bâle-Ville a condamné jeudi un Espagnol à 3,5 ans de prison commués en mesure stationnaire pour avoir participé au tabassage mortel d'un Portugais l'été dernier, pour une histoire de portable. Une expertise a été exigée pour l'agresseur principal.

L'Espagnol, âgé de 19 ans, a été reconnu coupable de lésion corporelle grave. Le Ministère public réclamait six ans de réclusion et la défense dix mois avec sursis. Un renvoi d'une durée de huit ans a également été prononcé.

L'autre accusé, un Slovène de 29 ans, a lui été reconnu coupable de meurtre. Il est considéré comme l'auteur principal des faits. Mais l'expertise a été demandée pour établir dans quelle mesure la prise de médicaments a influé sur sa responsabilité. Les résultats sont attendus pour dans quatre mois. Il sera ensuite rejugé. Il risque également un renvoi.

L'avocat du Slovène a plaidé l'acquittement car son client aurait été sous l'influence d'un cocktail de puissants médicaments, dont de la testostérone. Le Ministère public a exigé douze ans d'emprisonnement.

Médicaments, alcool et cocaïne

Le prévenu principal a déclaré durant le procès, qui a démarré mardi, prendre des médicaments en raison d'un surpoids et de graves problèmes de santé. L'interaction entre la testostérone, un médicament contre le trouble de l'attention et un analgésique, consommés par l'accusé, peuvent accroître l'agressivité, a expliqué le médecin de la prison dans laquelle il se trouve en détention préventive. A cela s'ajoutent alcool et cocaïne.

Le Slovène a dit n'avoir jamais eu d'altercation physique auparavant: «Je ne me reconnais pas». Il a justifié une condamnation antérieure avec sursis par des infractions au code de la route et pour avoir menacé de mort la mère d'une ancienne petite amie, bien qu'il ne l'entendait pas comme tel.

L'Espagnol a lui dit regretter le coup qu'il a porté à la tête de la victime. Dans la pénombre et sous l'influence de l'alcool, il a confondu le Slovène avec un collègue qu'il a voulu épauler. Son casier était jusqu'à présent vierge. Il affirme être né en Argentine et être arrivé en Suisse à l'âge de 13 ans. Son acclimatation a été difficile. Il a vécu en foyer et a suivi une thérapie en raison de son agressivité.

Tué pour un téléphone portable

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 27 au 28 juillet 2018 au bord du Rhin, vers l'ancienne caserne dans le Petit-Bâle. Le Slovène ne retrouvait plus son téléphone portable et a soupçonné le Portugais, qui était assis près de lui, de le lui avoir volé. Il a asséné plusieurs coups violents à la tête de cet homme de 41 ans, jusqu'à ce qu'il perde connaissance.

L'Espagnol s'est joint spontanément au passage à tabac et a également porté un coup à la tête de la victime. Le premier agresseur s'est enfui sans avoir retrouvé son téléphone dans les poches du Portugais. Ce dernier est mort peu après à l'hôpital. (ats/nxp)

Créé: 18.04.2019, 13h23

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