Mardi 7 avril 2020 | Dernière mise à jour 14:08

Atypique Voilà un UDC qui préfère les fourmis aux génisses!

Confiné dans un sous-sol, à Reconvilier (BE), l'élevage de Steve Feusier n'a rien à voir avec celui de ses collègues de parti.

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Un UDC qui fait l'élevage... de fourmis? La passion de Steve Feusier (43 ans) est atypique à Reconvilier, un village du Jura bernois envahi chaque année par des vaches et des chevaux à la Foire de Chaindon, tandis que dimanche dans le village d'à côté, à Tavannes, des poules et des lapins étaient exposés.

Steve Feusier n'est pas tombé dans une fourmière quand il était petit, mais c'est tout comme: «Gamin, j'observais pendant des heures les fourmis dans le jardin familial», dit-il. Ce n'est pas l'animal qui l'a fasciné, mais son organisation.

À la fin

Enfant, Steve portait de l'attention, mais pour le respect, il faudra repasser: «On mettait les fourmis dans un aquarium pour constater qu'à la fin, elle creuvaient», confie cet agent de planification. «Les fourmilières passaient sous les tondeuses à gazon, c'était une autre époque», dit-il.

Le temps a passé et la passion a sommeillé, jusqu'à la vision d'un documentaire suivie de la découverte d'une chaine Youtube tenue par un amateur français. C'est la découverte d'un fourmicarium artificiel, avec ses zones sèches et humides.

À domicile

«J'ai réalisé qu'avec le matériel adapté, je pouvais aménager un élevage à domicile», raconte Steve Feusier, disposé à passer deux fois par jour chez ses protégées capables de mâcher des kilos de graines pour en faire du pain protéiné.

Sa fourmiculture se compose de nids artifiels pour des moissonneuses ou des chasseuses. La température est régulée, les aires de chasse approvisionnées en grains, en gelée ou en vers, selon les espèces.

Aucune fourmi ne s'échappe, même s'il est déjà arrivé à la compagne de Steve d'en observer une «qui longe le plumard».

Envahissante

Si Steve Feusier comprend le frisson répulsif que peut procurer une espèce envahissante, il assure que ses protégées sont inoffensives: «Mes espèces exotiques ne survivraient pas à l'extérieur», précise l'éleveur.

Ses captives ne sont représentent aucun danger, ni pour l'écosystème, ni pour l'humain: sa compagne Myriam ne tolérerait pas la bouledogue australienne. Mais elle aussi se laisse captiver par l'organisation des fourmis autour d'une reine fécondée. «C'est hypnotique!», conclut Steve Feusier.

Vincent Donzé

Créé: 18.02.2020, 06h54

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