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Expérimentation animale L'Uni de Fribourg drogue des singes

Les chercheurs testeront la cocaïne sur des singes dans le but de mieux comprendre la toxicomanie et de proposer un traitement chirurgical.

Image: fotolia

Les expériences en chiffres

En Suisse, on estime à 600'000 par an le nombre d'expériences pratiqués sur des animaux. La plupart sont des souris.

Par ailleurs, il existe une échelle correspondant à la gravité, allant de 0 (pas de charge pour l'animal) à 3 (charge lourde).

En 2016, environ 40% des tests ont été classés «gravité 0». 2,6% correspondaient à «gravité 3».

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Les récentes révélations des tests respiratoires réalisés sur des singes et des hommes - commandités par les constructeurs automobiles allemands Volkswagen, Daimler et BMW afin de prouver que le diesel est à peu près inoffensif pour l’organisme - ont provoqué l'indignation, la semaine dernière.

Les expériences sur des animaux - outre les souris - sont également réalisées en Suisse. C'est notamment le cas dans le canton de Fribourg. Ce dimanche 4 février, le «SonntagsBlick» a révélé que l'Université de Fribourg testera la semaine prochaine de la cocaïne sur des primates dans le but de mieux comprendre la toxicomanie et de proposer un traitement chirurgical.

Concrètement, les chercheurs exposent dans un premier temps les primates à de micro-doses de cocaïne - qui ne créent pas une dépendance, mais uniquement une préférence par rapport à de l'eau. Ensuite, ils essaient de supprimer cette préférence en stimulant certaines zones du cerveau. Cette expérience est la dernière étape avant le passage aux essais cliniques.

«Toutes les expériences menées ont reçu une autorisation vétérinaire par la commission d'éthique ad-hoc et du vétérinaire cantonal et de l’OSAV (ndlr. Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires)», a assuré l'université.

Des tests similaires ont été menées sur des souris avec grand succès. En cas de réussites, les neuro-scientifiques espèrent ainsi proposer à l'avenir une intervention chirurgicale pour en venir à bout de cette toxicomanie.

Cette pratique - qui à priori peut choquer - n'est pas comparable à avec celle des géants allemands de l'automobile. Pour Eva van Beek, porte-parole de l'OSAV, «en Suisse, la demande d'une telle étude (les essais des gaz d'échappement, ndlr) ne serait vraisemblablement pas approuvée».

Il faut savoir que la Suisse est un des pays le plus stricte vis-à-vis la protection des animaux. Un permis d'expérimentation est délivré à condition qu'il s'agisse de la seule méthode scientifique possible et qu'elle serve à améliorer la santé des humains et celle des bêtes.

23 singes testés en 2017

L'université de Fribourg est bien connue pour ce genre d’expériences. Elle y étudie des primates depuis 1975. Le «SonntagsBlick» a rappelé qu'en 2017, 23 singes ont participé à des tests répartis sur six projets - dont 5 sur la toxicomanie.

Les animaux qui vivent dans une enceinte semblable à celle d'un zoo sont «payés» en nourriture pour les «motiver à participer». Nous voilà content de le savoir!

(Le Matin)

Créé: 04.02.2018, 15h06


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