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Suisse Uniterre veut fédérer les paysans avec un manifeste

Afin d'améliorer la situation de la paysannerie suisse qu'il considère en crise, le syndicat Uniterre lance un manifeste pour un marché équitable.

L'organisation syndicale paysanne Uniterre veut rassembler les travailleurs de la terre pour qu'ils s'unissent autour de valeurs communes. (Photo d'illustration)

L'organisation syndicale paysanne Uniterre veut rassembler les travailleurs de la terre pour qu'ils s'unissent autour de valeurs communes. (Photo d'illustration) Image: Keystone

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Uniterre lance un manifeste paysan pour un marché juste et équitable. Avec ce texte, le syndicat souhaite fédérer l'ensemble des paysans qui travaillent actuellement dans un marché «en crise».

Il est impératif que les travailleurs de la terre «avancent ensemble en ne se focalisant pas sur les divergences mais en s'unissant autour de valeurs communes», estime Uniterre jeudi à Berne. Le syndicat dénonce «le contexte de concurrence déloyale par le libre-échange auquel est soumise l'agriculture».

Uniterre ne cherche pas seulement à obtenir le plus de ralliements. Le but du rassemblement est de faire remonter les revendications des signataires jusqu'au Parlement à Berne. Des réunions seront organisées dans les cantons. Des propositions seront ensuite présentées aux parlementaires. Elles serviront de base aux discussions.

Situation en dégradation

Le système mis en place au sortir de la Deuxième Guerre mondiale «montre maintenant ses limites», constate Vanessa Renfer. Selon la paysanne et secrétaire permanente à Uniterre, la situation de la paysannerie suisse n'a fait que se dégrader.

Romain Beuret, paysan à Courchapoix donne un exemple concret de cette dégradation. «Le prix du blé panifiable payé aux producteurs a baissé de 50% au cours des 20 dernières années. Le prix de vente moyen pour le kilo de pain frais a augmenté quant à lui de 8% ces trois dernières années», compare l'agriculteur. Lorsqu'un kilogramme de pain est vendu 7,60 francs à un consommateur, seul 6% du prix payé revient au producteur. En bio, cette part se situe à 10%.

«Le Conseil fédéral facilite les importations en ne tenant pas compte du fait que le marché n'arrive pas à absorber la production nationale de denrées alimentaires», a dénoncé de son côté Yves Batardon. Le vigneron réclame notamment une adaptation du contingent tarifaire d'importation à la consommation de vin, qui a baissé de 40 millions de litres en 30 ans, en le faisant passer de 170 millions de litres à 100 millions. (ats/nxp)

Créé: 28.11.2019, 10h52

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