Mardi 2 juin 2020 | Dernière mise à jour 23:59

Covid-19 Le Valais dépistera toute personne ayant des symptômes

Pour contrer une éventuelle deuxième vague de la pandémie, le canton invite tous les patients présentant des symptômes à se faire tester sans attendre. Gratuitement.

Le coût des tests sera pris en charge par l'assurance obligatoire des soins, l'assurance-accident ou le canton suivant le cas de figure.

Le coût des tests sera pris en charge par l'assurance obligatoire des soins, l'assurance-accident ou le canton suivant le cas de figure. Image: Keystone

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Aucun bus de dépistage n'a été planifié jusqu'ici, indique jeudi à Keystone-ATS Nicolas Troillet, chef de l'Unité cantonale des maladies transmissibles. Mais les Valaisans peuvent se rendre dans les services d'urgences des hôpitaux de Martigny, Sion et Viège ainsi qu'à l'Hôpital Riviera-Chablais à Rennaz (VD), qui s'assurent de séparer les patients potentiellement infectés des autres.

Ils peuvent aussi se tourner vers des médecins de village, s'ils habitent en périphérie ainsi que vers des permanences dans des cabinets de groupe, liste le professeur, pour effectuer le frottis. Les résultats sont ensuite communiqués au patient dans les 24 à 48 heures, écrit le Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC). Pendant ce temps, la personne reste en isolement. Elle y reste au moins dix jours, si elle est testée positive.

Qui a vu qui?

Les infirmières de l'Unité cantonale des maladies transmissibles ainsi que de la Ligue pulmonaire valaisanne se chargent en parallèle de rechercher les individus avec qui le patient a été en contact. Ceux-ci sont alors mis en quarantaine pour dix jours afin de bloquer la chaîne de transmission du virus. Ils sont régulièrement contactés pour évaluer leur état de santé et contrôler le respect des mesures.

Actuellement, quatre infirmières effectuent sept à dix recherches de contact par jour. Le dispositif pourra être étendu à 20 infirmières au besoin, note le canton. Des solutions informatiques sont en cours de développement sous la supervision de la Confédération pour faciliter les enquêtes d'entourage et le suivi des personnes en quarantaine.

Quels symptômes?

Depuis le 22 avril, la Confédération recommande d'élargir les tests de dépistage par frottis naso-pharyngé et biologie moléculaire (PCR) à toute personne présentant des symptômes du coronavirus, et non plus uniquement aux cas graves et aux personnes vulnérables.

La DSSC demande aux personnes ressentant une affection aiguë des voies respiratoires (toux, maux de gorge, souffle court) avec ou sans fièvre, sensation de fièvre ou douleurs musculaires et/ou une perte soudaine du goût ou de l'odorat de suivre la procédure et de commencer par une auto-évaluation sur www.coronacheck.ch ou l'application EchoSOS.

En fonction du résultat, la personne malade appelle son médecin traitant ou la hotline cantonale (058 433 0 144, 08h00-12h00) qui lui indique la marche à suivre. Pour les cas sans symptômes graves, le frottis est réalisé sans consultation médicale.

Coûts pris en charge

Le coût des tests est pris en charge par l'assurance obligatoire des soins, l'assurance-accident ou le canton suivant le cas de figure. Il n'est pas recommandé aux personnes asymptomatiques de se faire dépister. Elles devront en assumer elles-mêmes les coûts, si elles souhaitent quand même le faire, développe le communiqué.

«La plupart des personnes porteuses du virus vont présenter des symptômes, peut-être pas immédiatement, mais un ou deux jours après», explique Nicolas Troillet. D'où la décision de ne tester, pour l'heure, que celles présentant des symptômes. «Tester tout le monde serait beaucoup trop difficile à mettre en place et pas vraiment judicieux».

Tests sérologiques

Des tests sérologiques, qui permettent de détecter les anticorps développés par le système immunitaire en réponse à la maladie Covid-19, sont disponibles sur le marché. Ils «sont utiles dans le cadre d'une étude épidémiologique, détaille Nicolas Troillet, mais cela n'est pas utile pour faire le diagnostic, ni, en l'état actuel des connaissances, pour s'assurer d'une immunité».

La personne qui a déjà été malade et qui présente donc une sérologie positive ne peut se sentir protégée. «Elle est possiblement protégée pour un certain temps, mais nous n'avons pas les données scientifiques pour établir la durée de cette protection», estime le remplaçant du médecin cantonal. Quel que soit le résultat de ce test, mesures d'hygiène et de distanciation sociale restent donc impératives, insiste l'expert. (ats/Le Matin)

Créé: 14.05.2020, 18h41

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