Vendredi 15 novembre 2019 | Dernière mise à jour 13:03

Valais «Gentleman» condamné à 6 ans: son avocate va faire recours

Six ans de prison ferme pour le Valaisan qui aurait abusé de jeunes femmes lors de soirées arrosées. Son avocate Aline Bonard estime que l'enquête a été exclusivement à charge. Il y aura un autre procès.

L'avocate Aline Bonard estime que son client n'a pas eu droit à une instruction équilibrée et que les femmes qui faisaient la fête avec lui portent une part de responsabilité.

L'avocate Aline Bonard estime que son client n'a pas eu droit à une instruction équilibrée et que les femmes qui faisaient la fête avec lui portent une part de responsabilité. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Mon client m’a demandé d’interjeter un appel et je considère sa démarche comme justifiée. La motivation orale communiquée par le tribunal me paraît effectivement attaquable sur différents points.» Au lendemain de la condamnation de son client en Valais pour contrainte sexuelle, tentative de viol et actes sexuels sur des personnes incapables de résistance, Me Aline Bonard, avocate à Lausanne, précise que l'affaire n'en restera pas là.

Consentantes...

Jeudi, la cour du tribunal de première instance de Martigny-St.-Maurice a estimé que les témoignages des cinq plaignantes contre lui étaient «crédibles et convaincants». Ce Valaisan de 31 ans avait ramené chez lui des femmes qui avaient passablement bu en sa compagnie et qui ont estimé qu'il avait abusé d'elles en raison de leur état. Le prévenu, en prison préventive depuis 24 mois, déclare quant à lui qu'il est innoncent et qu'il n'a «jamais obligé quiconque à faire quoi que ce soit». En d'autres termes, s'il y a eu des relations à caractère sexuel à ces occasions, les personnes étaient consentantes.

Instruction biaisée ?

Pour l'avocate, qui a plaidé l'acquittement, les femmes devraient assumer leur comportement durant ces soirées imbibées et elle conteste ainsi une incapacité totale de résistance au sens de l'article 191 du Code pénal. Elle critique également une instruction biaisée. Selon elle, les contradictions mises en lumière par différents messages envoyés par les protagonistes «affaiblissent considérablement les déclarations des plaignantes» et il n'en est pas tenu compte. Ce sera donc au Tribunal cantonal valaisan de rejuger ces faits.

Eric Felley

Créé: 08.11.2019, 11h46

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.