Samedi 6 juin 2020 | Dernière mise à jour 16:20

Reines Voir des vaches et être vu

Les arènes de Pra Bardy sont un lieu incontournable des amis des Hérens, mais aussi une vitrine de choix pour les entreprises.

Arènes

La Finale nationale de la race d’Hérens, appelée autrefois finale des combats de reines, s’est tenue ce week-end dans les arènes de Pra Bardy, à Sion. On parlait jusque-là d’Aproz, mais il s’agit bien du même lieu.

Un week-end de luttes

Si la reine nationale a été sacrée dimanche, les premiers combats avaient déjà eu lieu samedi pour les catégories «génisses» et «2e veau». Ce sont respectivement Norton et Griffone qui ont remporté leurs finales.

15'000

Soit le nombre de spectateurs enregistrés sur l’ensemble du week end pour cette Finale nationale des reines d’Hérens 2018.

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Le soleil avait beau taper dur hier dans le ciel valaisan, les spectateurs de l’arène de Pra Bardy ne risquaient pas l’insolation. Avant même l’entrée, les entreprises jouaient des coudes pour orner la tête des arrivants de leurs couvre-chefs publicitaires. «Le Nouvelliste» bien sûr, qui fait depuis plusieurs années de ses chapeaux un vrai atout marketing dans de nombreuses manifestations. Mais aussi Gaz Naturel, Abricool, Sion 2026 pour ne citer que ceux-là.

C’est qu’en sus d’être l’événement incontournable des amis des reines, la finale nationale a acquis depuis plusieurs années un statut de véritable vitrine du Valais où l’on doit être vu. Par les nombreux spectateurs sur le site – XXX pour le millésime 2018 – mais également par les téléspectateurs de la RTS qui couvre chaque année l’événement. Jean-Renaud Mermoud, dont l’entreprise familiale de spiritueux Abricool était là pour la première fois, ne s’en cache pas. «On nous a proposé de venir parce que, avec notre remorque équipée, on peut proposer nos produits facilement toute la journée. Et qu’il s’agit de produits du terroir liés au Valais. Et il y a évidemment le chiffre que l’on va faire sur place. Mais ce qui compte le plus, c’est de voir nos chapeaux tourner toute la journée sur la RTS. Normalement, on offre un chapeau à chaque client qui achète une bouteille. Mais, ici, disons qu’on en donne plus.» Interrogé en milieu de journée, le Valaisan était catégorique: «Je resigne immédiatement pour l’année prochaine!»

Si pour Abricool c’était la première présence à Pra Bardy, pour certaines entreprises, c’est un incontournable. «Il serait impensable pour nous de ne pas y être, confirme Philippe Glassey, responsable marketing à la Banque Cantonale du Valais. Nous avons un agenda événementiel pour nos clients élaboré en fonction de leurs centres d’intérêt. Nous tenons des statistiques assez précises de ce qui les intéresse. Et les combats de reines sont très bien classés dans cette liste.» Comme d’autres entreprises, la BCVs profite aussi de la manifestation pour inviter ses clients. Hier par exemple, plus de 1000 clients de la banque valaisanne étaient conviés sur son stand pour l’apéritif. Pour d’autres sociétés, c’est un repas dans l’espace VIP, une place en tribune ou d’autres cadeaux.

Présence symbolique

Une autre structure posait hier pour la première fois ses affiches à Pra Bardy: Sion 2026. Qui disposait d’un espace de choix, dans le passage vers l’entrée de l’arène, mais aussi de nombreux émissaires distribuant des casquettes jusque dans les travées où se reposent les bêtes entre deux combats. Plusieurs athlètes étaient également là pour soutenir la candidature valaisanne. Une présence incontournable mais aussi symbolique, si l’on en croit Romaine Jean, directrice de la communication de l’Association pour une candidature olympique suisse. «Nous voulions absolument être là. Le monde des reines, ça n’est pas tout le Valais. Mais c’est une partie importante du canton, qui réunit des gens de la campagne, des villes, des vallées mais aussi des Valaisans partis ailleurs. Des gens attachés à la terre, à leurs racines, un état d’esprit qui correspond absolument à celui que nous voulons insuffler à Sion 2026. Et cette manifestation montre que le canton a la capacité d’organiser, certes à une autre échelle, un événement important de manière parfaite.»

Un constat partagé par Sophie Lamon, championne d’escrime: «Dans les rencontres, les gens nous demandent souvent si le Valais est prêt pour un tel événement. On voit bien que oui. Et l’accueil est bon ici. Nous sommes avec des gens déjà intéressés par les grandes manifestations et par les compétitions sportives.» Un enthousiasme confirmé par Romaine Jean: «Souvent les propriétaires de vaches ont à côté une activité dans des PME orientées vers le tourisme comme des chambres d’hôte. C’est donc un milieu qui est plutôt favorable aux Jeux.»

Jusqu’au Saint-Bernard

Le tourisme, précisément, bénéficie largement de l’image des reines d’Hérens et de la manifestation valaisanne qui attire chaque année des journalistes du monde entier. D’ailleurs, si l’organisation de la finale est chaque année confiée à un syndicat d’élevage différent, la communication est dorénavant orientée vers les destinations touristiques: Anniviers ou Crans-Montana les années passées, le Pays du Saint-Bernard en 2018. «Organiser un événement de cette ampleur et avec cette visibilité est une vraie chance pour une destination, commente Gaëtan Tornay, directeur de Pays du Saint-Bernard. Cela permet une visibilité sur le site avec les nombreux spectateurs mais aussi à travers les très nombreux médias. Avec chaque entrée aujourd’hui, les visiteurs recevaient un bon pour notre pass d’activité Saint-Bernard pour une journée. Il est difficile de quantifier les retombées économiques, mais le nombre de gens qui viendront convertir leur bon donnera déjà une indication.»

Créé: 06.05.2018, 22h30

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