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E-voting Vote électronique: «une vaste supercherie»

Les députés neuchâtelois Lionel Rieder et Fabien Fivaz ont interpellé le Grand Conseil. Ils doutent de la sécurité du système de vote en ligne dans leur canton.

Pour les deux députés, la question de la sécurité des données des votants est essentielle. (Photo d'illustration)

Pour les deux députés, la question de la sécurité des données des votants est essentielle. (Photo d'illustration)

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Deux députés neuchâtelois ont déposé mercredi des interpellations au Grand Conseil neuchâtelois sur le vote électronique. Ils veulent connaître les mécanismes mis en place pour garantir que les données des votants ne soient pas manipulées.

«Le vote électronique subit en ce moment des assauts de la part d'un comité d'initiative, qui fait suite à une attaque des pirates zurichois du Chaos Computer Club sur le système d'e-voting du canton de Genève. Dans ce contexte, nous avons besoin d'avoir des informations concernant le système Scytl, implanté par La Poste à Neuchâtel», explique le député PLR Lionel Rieder, informaticien de gestion de formation, dans une interpellation écrite.

Lionel Rieder veut connaître le bilan de l'exploitation du vote électronique depuis 2005. Il veut savoir si des failles de sécurité, des pannes ou des problèmes sont apparus.

Le député se demande aussi le coût financier pour le canton de Neuchâtel d'un tel vote, en regard du vote traditionnel sur papier. Il veut savoir aussi quel serait l'impact d'un moratoire.

Crédibilité en cause

De son côté, le député des Verts Fabien Fivaz s'interroge sur les conditions du contrat qui lie Scytl à La Poste car celles-ci ne sont pas publiques. «Pour un système qui met en jeu notre démocratie, c'est léger», ajoute le député.

Fabien Fivaz se demande aussi quelle est la crédibilité du test effectué par La Poste en matière de sécurité. Le géant jaune a offert 250'000 francs pour mettre à l'épreuve la sécurité de sa solution.

Elle a pourtant fait preuve d'une rare frilosité, en interdisant aux hackeurs d'attaquer le système en utilisant les méthodes les plus courantes (par exemple le denial-of-service, la plus simple et la plus efficace). Le test de sécurité est en fait «une vaste supercherie», conclut Fabien Fivaz. (ats/nxp)

Créé: 20.02.2019, 10h48

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