Jeudi 27 juin 2019 | Dernière mise à jour 04:06

«Attention la Troïka débarque!» Le jeu portugais qui se moque de la crise

Se maintenir au pouvoir grâce à son influence, rafler des voix, placer son pactole dans les paradis fiscaux avant que l'arrivée de la Troïka des créanciers, ne termine la partie, tel est l'objectif d'un nouveau jeu portugais.

Image: ARCHIVES/AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un nouveau jeu portugais promis à un joli succès débarque.

«Marre de voir des sous-marins payés avec tes impôts ? C'est à ton tour ! Toi aussi tu peux mener le pays à la faillite», affirme la présentation du jeu de cartes

«Attention la Troïka débarque!», lancé au début du mois de décembre. Son concept est de mettre le joueur dans la peau d'un «leader» d'un pays fictif, nommé Portugalandia, où l'exercice du pouvoir consiste à étendre son réseau au sein d'une multitude de groupes d'intérêts et à accumuler des «méga-euros» placés dans des paradis fiscaux.

Selon cette logique, la victoire revient au «leader» ayant réussi le maximum d'alliances politiques, gagné le plus d'élections et engrangé le plus gros pactole avant que ne tombe la carte Troïka, représentant trois hommes patibulaires vêtus de noir chargés de valises estampillées FMI, BCE, UE, les trois créanciers des pays sous assistance financière.

Vision au vitriol du Portugal

«Notre but c'est que les gens se divertissent avec cette réalité critique de la société portugaise», a déclaré, Carlos Mesquita, l'un des créateurs du jeu. «C'est une manière d'attirer leur attention et de leur montrer comment fonctionne réellement la démocratie actuelle», a-t-il poursuivi.

Au fil des cartes, dessinées par Vasco Gargalo et le satiriste Nuno Saraiva, s'étale une vision au vitriol du Portugal figurée par les caricatures des personnalités et scandales ayant marqué le pays.

Dans le jeu, cela se traduit par des combinaisons gagnantes, telles que celle de l'Eglise avec l'«Opus day», ou perdantes comme la carte «Gentilles filles», montrant des jeunes femmes dénudées aux formes généreuses, qui peut neutraliser un «leader» adversaire jusqu'à la fin des élections.

«Toute similitude avec des faits, entités ou personnes réelles est pure coïncidence», stipule la notice d'«Attention la Troïka débarque !».

Parti d'une «simple plaisanterie» en 2011, le jeu est devenu en l'espace d'un an une réalité grâce à des fonds recueillis sur une plateforme de «crowd funding», permettant un financement participatif en ligne.

«Nous avons des retours très positifs, des Espagnols veulent nous acheter le concept pour l'adapter et des Italiens sont également intéressés», a révélé Carlos Mesquita, qui planche déjà avec ses associés sur la version post-Troïka du jeu. (afp/nxp)

Créé: 14.12.2012, 18h21

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.